Sans rancune (ou la difficulté de percer)

La semaine dernière, c’était l’anniversaire de 10 mois du lancement de mon e-book… J’ai donc décidé de jeter un oeil au chemin parcouru… qui a soulevé beaucoup de questions dont beaucoup demeure sans réponse…!


En décembre dernier, je passais mes soirées – et des grands bouts de nuits! – à finaliser mon tout premier livre. Je tenais à auto-publier Le Manuel des routards taille plus, car avant tout, je voulais faire les choses À MA FAÇON… du moins, pour le début de cette aventure. Je ne voulais pas faire de compromis sur le message qu’on peut voyager léger, peu importe sa taille. (Je savais aussi que de me faire dire « non » par les maisons d’édition risquerait de me décourager et j’avais ce projet tellement à coeur… une raison de plus de faire les choses à ma façon!)

Pendant l’hiver et le printemps de 2016, j’en ai passé des pauses-café et des heures de lunch à faire des interviews par téléphone, sans jamais dire « non » à personne. J’ai passé (de nombreuses) soirées à préparer mes envois de communiqués annonçant le lancement du Manuel des routards taille plus jusqu’aux petites heures du matin, en me disant qu’il n’y avait pas de média trop petit ou trop gros et que tous en valaient le coup.


On survit plus longtemps que je ne le croyais avec 4h de sommeil par nuit…!

Sky was the limit…  et la patience de mon ami LP aussi. #MerciLP

Tout devait être fait en français et en anglais, à l’image du livre et du public bilingue de Montréal, mais aussi parce que j’avais l’intention de soumettre mon communiqué aux médias des États-Unis et d’autres pays. À travers tout ça, j’ai préparé un communiqué spécial pour mon coin de pays, dans lequel je soulevais qu’il s’agissait de l’aboutissement d’une native de Matane. Je me disais que peut-être ça les intéressait, qui sait…

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Jetée de la rivière Matane (photo (c) Edith Bernier)

Et c’était important pour moi, vous savez, qu’on sache d’où je vienne. Parce qu’il y aura toujours un peu de Matane dans mon coeur. Même si ma mère trouve que je n’y retourne pas assez souvent. Même si je suis partie, parce que je ne pensais pas que c’est là que ma carrière de journaliste allait se passer (j’attends toujours ma chance, ce qui explique sans doute toute l’énergie que je mets dans ce blogue, en plus de mon boulot temps plein!). Parce que, même si j’ai vécu plusieurs années d’intimidation là-bas, enfant et adolescente, à cause de ma taille. Mais ce sont aussi ces années de ma vie qui ont fait de moi la backpackeuse taille plus qui n’accepte pas qu’on lui impose des limites et qui refuse de se conformer aux clichés. #SansRancune

Je croyais même que ce serait peut-être le premier endroit où mon communiqué serait repris, devant le nombre incalculable de nouvelles et d’événements à Montréal, et le fait que personne ne sait qui je suis ici!

J’ai aussi cru que j’aurais une bonne réponse des blogues taille plus en tous genres, ne croyant pas nuire à leur following, comme je me spécialisais jusque-là dans un domaine encore inexploré dans la blogosphère.

10 mois plus tard, je réalise que… la majorité des médias et blogues qui ont repris la nouvelle sont des médias « traditionnels » de masse, et, dans plusieurs cas, des médias importants, d’un peu partout au pays! (Tirez vos propres conclusions en jetant un oeil ICI…)

La question à un million… POURQUOI ?

Certains me croiront peut-être prétentieuse de me poser la question. Je ne crois pas que ce soit le cas.
Ce sont sans doute des restes d’insécurité de gamine intimidée qui se questionne. Un désir secret d’être reconnue par mes pairs  et que ça m’aide à finir de faire la paix avec  certains vieux souvenirs et pour  qu’on se souvienne de moi pour autre chose que mon poids.

Et là je me demande…

Pourquoi aussi peu de support de la part des personnes taille plus qui, comme moi, se battent pour être respectées et acceptées telles que nous sommes? Qu’est-ce que ça prend pour être reconnu chez les blogueurs taille plus?

Pourquoi ce silence radio de la ville qui m’a vue grandir et qui – oui, je l’admets – m’a vue partir, non sans être convaincue que je serais toujours une fille dodue de la campagne qui avait des rêves immenses? Avais-je si tort de croire que j’aurais le soutien de mon chez-moi? #ToujoursSansRancune

J’irai droit au but… est-ce que je suis trop sensible pour tout ça?

(J’ose espérer que non… et je préfère croire que je suis une blogueuse licorne…)

 

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