Je suis Phobephobe-phobe.




J’ai la phobie des gens qui ont la phobie des phobies. Vous me suivez ? 

(En fait, je réagis à cet article de notre cher ami – !!! – Richard Martineau. Cliquez sans crainte, j’ai utilisé Freezepage pour ne pas que la publication bénéficie de la visibilité…)

Plus spécifiquement, je suis RichardMartineau-Phobe. Pas que ce soit nouveau, remarquez.
Et SophieDurocher-Phobe. (Mais ça, vous le saviez déjà.)

PHOBIE (selon le dictionnaire Larousse) :
1. Crainte angoissante et injustifiée d’une situation, d’un objet ou de l’accomplissement d’une action.
2. Aversion très vive pour quelqu’un ou peur instinctive de quelque chose.

J’ai la phobie de ces deux sombres personnages. Peu importe la version de la définition de “phobie” qu’on prend en plus. Je vous explique ça drette ici…

Ah oui, pis, en passant…
Chère équipe du Journal de Montréal,
Grossophobie n’est plus un mot « inventé ».
Le terme est au dictionnaire Robert depuis cette année.
Faque bye bye les guillemets, hein… Merci, là !


Crainte angoissante et injustifiée d’une situation, d’un objet ou de l’accomplissement d’une action. 

Ça m’angoisse de voir que des gens d’aussi mauvaise foi, faisant AUTANT preuve d’autant de malhonnêteté intellectuelle et de raccourcis douteux, aient des tribunes aussi importantes. Mais surtout, qu’on ait si peu de gens qui compensent pour leurs discours intolérants de pas mal tout ce qui n’est pas mainstream. De tout ce qui choque un peu. De tout ce qui ébouriffe les standards confortables dans lesquels ils se sont installés comme dans un gros fauteuil. (Sans doute avec du popcorn sans beurre, sans sel et sans goût.)

Des fois, je me dis que c’est une crainte injustifiée parce que, maudite affaire, ça ne se peut pas que ces deux-là soient représentatifs de la pensée dominante. Ou pire, qu’ils le deviennent. Mais c’est immanquable. Quand je les lis, et encore plus quand je lis les commentaires qu’ils inspirent, je crois que ça justifie quand même pas mal ma peur… 

Que leur règne vienne.
Que leur volonté arrive. 

#Yikes


Aversion très vive pour quelqu’un ou peur instinctive de quelque chose.

Vous l’avez sans doute vous aussi, la peur instinctive de ces deux-là. Comme on a peur des monstres. Des montres comme… les trolls, mettons. Parce que c’est PRÉCISÉMENT ce qu’ils sont, en fait. Des trolls plus loud que les autres et payés pour leur trolling. #Misère

On a pourtant essayé de nous les vendre comme des “victimes” dans le (certes bien intentionné mais définitivement incomplet) documentaire “Troller les trolls”.  (Martineau a beau y dire qu’il n’est pas responsable de ce que les gens font de ses propos, rendu au point où il est, OUI, il est responsable. Et Durocher aussi, d’ailleurs.) 

Voyez-vous, Google définit les trolls comme étant des “personnes qui font consciemment et délibérément des publications internet offensantes ou provocantes” (traduction libre). À part le fait qu’ils sont publiés sur papier ET sur le web, je ne vois pas comment le duo Durocher-Martineau pourrait être mieux défini que par ce terme.

Dans les faits, ils sont pas mal le couple royal du trolling québécois. Pire encore, ils semblent commencer à établir leur descendance, que ce soit dans les radios poubelles, d’autres tribunes éditoriales (de leur propre employeur particulièrement) ou sur le net.

#ReYikes


Ils rendent cool l’intolérance des gros(ses).

(Et des autres aussi, remarquez.)

Parce que traiter les grosses personnes de blobs, c’est (évident que c’est) grossophobe.
Dire de soi qu’on est plus beau mince que gros, c’est de la bonne vieille grossophobie internalisée.

Mais ça, il ne le sait pas. Puisqu’il ne croit pas au concept même de grossophobie. Ou s’il y croit, il considère que c’est une bonne chose.

Et ça n’a rien de rassurant. Car il fait tout ça sous le couvert de la fausse préoccupation. De l’information raccourcie et « trop vulgarisée ». (En hyper-vulgarisant quelque chose, croyez-moi, on peut lui faire dire n’importe quoi. Demandez au Pharmachien.) N’importe quoi pour vendre de la copie. N’importe quoi pour se crinquer.

Durocher-Martineau, couple royal de trolls, a tout à perdre dans une société qui s’ouvre à la différence.

Parce qu’un couple constitué :

  • d’un homme blanc, cis-genre, hétéro, pas gros, sans calvitie, financièrement privilégié, et;
  • d’une femme blanche, cis-genre, hétéro, pas grosse, considérée comme « esthétiquement acceptable » et financièrement privilégiée

Et bien ce couple-là a TOUT à perdre de l’essor d’une tolérance qui leur est diamétralement opposée.

Non content(e)s de leurs privilèges aussi nombreux qu’évidents, ils en rajoutent. Faisant passer l’autre, la différence, comme un problème. Perpétuant des idées d’un autre siècle. D’un Québec pré-révolution tranquille, en plein bad trip judéo-chrétien, duplessiste, blanc, hétéro et apeuré de toute mouvance.

#ReReYikes


P.S. : Permettez-moi d’être crampée que le titre, « Confessions d’unE phobephobe », soit au féminin. (Du moins, au moment de la publication de ce billet.) Ça doit être rough sur son égo de mâle hétéro cisgenre.


P.S. 2 : Oui, y’a plein de mots pas fins qui me sont venus en tête comme synonymes pour désigner Durocher-Martineau. Mais vous savez quoi ? Je ferai mieux qu’eux. Même sans leur grosse tribune. Même sans leur lectorat massif. Je ne leur donnerai pas le plaisir de reproduire le genre d’attaques cheap auxquelles ils se livrent, et ce, avec salaire. Même pas payée, et même si c’est beaucoup plus difficile dans leur cas, je vais rester polie.




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