Rétrospective 2017




En rédigeant cette rétrospective 2017, j’ai réalisé que…

  • Je n’avais pas fait autant de randonnée que j’aurais voulu !
  • Je n’ai pas voyagé autant que j’aurais voulu non plus !
    Ça fait 2 ans d’affilée que je ne fais qu’un voyage dans l’année… mon passeport s’empoussière, c’est terrible !

Mais ma rétrospective 2017, c’est surtout plein de belles choses !

(C’est tellement humain de mettre l’emphase sur les déceptions et de ne pas réaliser tous les beaux trucs qui nous arrivent… !)

En chiffres, 2017, ça veut aussi dire…

  • Plus de 15 000 visiteurs uniques sur le blogue
  • Près de 2000 personnes qui ont lu sur la grossophobie de Sophie Durocher (j’y reviens plus loin)
  • 51 billets publiés (52 avec celui-ci…. pas mal malgré presque 3 semaines en Bulgarie !)
  • 19 jours en Bulgarie (et environ 1250 km de route sur place)
  • 6 blogues & sites web qui ont publié mes articles
  • 4 tentatives (à peu près !) d’aller faire du kayak, sans succès…
  • 3 salons (Salon de la femme, Salon Aventure plein air et Salon international du tourisme)
  • 2 randonnées dignes de ce nom (toutes deux en Bulgarie)
  • 1 conférence (dans le cadre d’une journée d’ateliers d’Imparfait et en santé)
  • 1 livre qui a publié mon témoignage sur la randonnée en tant que moyen de réveiller la plus-size athlete qui dort en moi. (Il s’agit de Big Fit Girl, de l’entraîneure canadienne Louise Green.)
  • 0 vêtement, accessoire ou paire de chaussures Adidas. J’ai tenu ma promesse du mois de mai dernier !

Mais une bonne rétrospective 2017 ne serait pas complète sans quelques mentions spéciales. Et une remis de « prix ».


(Mon) mot et (mon) hashtag de l’année : « Grossophobie »

Comme dirait Richard Desjardins, point de vue culture, un certain nombre de points :

Grosso = évidemment, ça vient de « gros ».

Phobie = non, une phobie, c’est pas juste une peur.

Selon mon buddy Larousse, une phobie, c’est aussi une « aversion très vive pour quelqu’un ». Et une aversion, toujours selon le même Larousse, c’est un « sentiment d’antipathie violente, voire de répulsion, ressenti par quelqu’un à l’égard d’une personne ou d’une catégorie de personnes ; haine, inimitié ».

Non, la grossophobie n’est pas une peur de l’obésité ou de devenir gros. C’est du rejet et de l’hostilité, de la discrimination envers les gros. Le mot est construit comme d’autres mots en « -phobie » qui sont connus et dont peu questionnent le sens pourtant. On n’a qu’à penser à « homophobie »(rejet de l’homosexualité, hostilité systématique à l’égard des homosexuels) ou « xénophobie » (hostilité systématique manifestée à l’égard des étrangers), par exemple.

Et comme dirait le fameux meme avec Morgan Freeman : You’re not scared, you’re an a**hole.


Prix « On ne sait pas d’où elle est sortie, mais il était temps qu’elle débarque ! » : Gabrielle Deydier

La parution de son livre « On ne naît pas grosse » au cours de l’été a lancé un débat monumental en France sur la discrimination envers les gros. 6 mois après le lancement, le débat ne démontre toujours pas de signe de ralentissement… ! (Note : le Code pénal français inclut l’apparence physique comme motifs de discrimination punissable par la loi. Ce qui n’est pas le cas au Québec.)

Elle apparaît déjà dans de nombreux palmarès des personnalités de l’année, de celui des Inrockuptibles à celui de La Parisienne (le magazine, pas le savon à lessive, haha) et du Magazine M du journal Le Monde. C’est qu’elle n’a pas chômé Miss Deydier ! Elle a été interviewée et citée dans les médias d’à peu près tous les continents depuis la sortie de son livre en juin dernier ! Et le buzz autour d’elle continue ! #Bravo #TeamGabrielle

Mon petit hommage personnel ne changera pas grand’chose à cette consécration tous azimuts. Mais comme on n’a que très peu entendu parler d’elle au Québec, je trouvais que c’était important de vous la faire connaître ! Il y a si peu d’action militante francophone… #Snif

D’ailleurs, Je viens tout juste de finir de lire « On ne naît pas grosse ». Je vous reviens là-dessus dans les prochaines semaines ! Ce que je vous dirai pour le moment, c’est que c’est extrêmement intéressant !


Prix « C’était dur de l’aimer c’t’année, elle » ET
Mention spéciale « Dissonance cognitive de l’année » : Sophie Durocher

Pas de GROSSE (poudoum-tssss !) surprise ici. Vous l’aviez un peu vu venir celui-là, hein ?

Sophie Durocher, fallait que je te remette un prix. Car les deux billets francophones les plus populaires de l’année sur le blogue… c’était en réaction à tes « chroniques ». Je te devais bien cette reconnaissance-là.

Les deux billets en question :
Chu belle, Sophie (1er juil. 2017)
Entretien avec la grossophobie de Sophie (3 nov. 2017)

NDLR : j’écris « chronique » entre guillemets par choix dans le cas présent. Selon le Larousse, une chronique, c’est une « rubrique de presse écrite ou audiovisuelle d’un journaliste de renom sur des thèmes divers. » Et désolée Sophie, mais tu n’es pas une journaliste de renom. Not even close. Sorry girl.

Ce prix est bien mérité, au cas où y’a des gens qui auraient raté tes envolées grossophobes.

Voici quelques extraits de tes « chroniques » au soutien de ta candidature…

Extrait de « Miroir, qui est la plus belle ? » (Journal de Montréal – 30 juin 2017), où elle écrit à propos des photos artistiques de Julia SH qui représentent des grosses femmes dans la nature :

Cette photo est une œuvre d’art, d’une artiste suédoise [Julia SH]. Elle publie régulièrement des photos sur Instagram, dans les magazines de la « diversité ». Cette image est censée nous faire réfléchir à notre définition de la beauté et à combattre nos « préjugés envers les standards corporels dominants ». Du beau charabia pseudo-intellectuel destiné à nous rendre coupables de notre réaction spontanée, si vous voulez mon avis. Désolée, mais je suis incapable de m’exclamer devant la « beauté » de cette image. Ce que je vois, c’est le corps d’une femme déformé et en mauvaise santé qui a besoin d’aide médicale.

Quelques 5 mois plus tard, elle s’élance pourtant et se porte à la défense de l’art…

Extrait de « Ça suffit les curés de la pensée ! » (Journal de Montréal – 1er déc. 2017) où elle s’oppose à une lettre ouverte contre la culture du viol, signée par des personnalités québécoises :

Désolée les amis, mais une œuvre d’art, ce n’est pas un message d’intérêt public pour se donner bonne conscience. L’art, ça dérange, ça choque, ça brasse la cage, ça décoiffe.  […]
J’aimerais leur répondre : ça suffit de votre condescendance et de vos leçons de morale ! Ça suffit que des rien-pensants nous disent quoi penser, quoi écrire, quoi lire, quoi regarder ! Ça suffit votre volonté de rendre la nature humaine propre, propre, propre. Ça suffit votre volonté de tout vouloir aseptiser et javelliser.
Je n’aurais pas aimé voir ce que ces signataires auraient fait devant Orange mécanique, les spectacles de George Carlin ou le livre Baise-moi de Virginie Despentes.

Entre ces deux articles, Sophie Durocher se faisait pourtant l’apôtre du respect et de l’amour entre les humains…

Extrait de « La Terre appelle les mononcles » (Journal de Montréal – 13 nov. 2017) :

J’ai des petites nouvelles, les amis : à aucune époque ça n’a été acceptable de manquer de respect, de faire des attouchements, de traiter les gens comme de la viande ou d’humilier vos semblables. Jamais. […]

Un autre argument que je ne suis plus capable de lire dans une lettre d’excuses : « Si jamais j’ai blessé des gens ». Comment ça « si jamais » ?

Vous êtes assez grand(e)s pour tirer vos propres conclusions…


@GrosCorpsSocial

Prix « Compte Twitter militant le plus actif et dévoué que j’ai vu de ma vie » : @GrosCorpsSocial

Il y a peu d’hommes qui militent contre la grossophobie. Mais @GrosCorpsSocial est un hyper-actif de Twitter qui fait un travail extraordinaire de dénonciation, vulgarisation et d’analyse. Ah oui, et il a de la ripose aussi !

C’est d’ailleurs lui qui m’a signalé la « chronique » grossophobe de Durocher. Merci l’ami ! Bonne poursuite dans ta lutte à la grossophobie en 2018 ! Et tu peux compter sur moi !


♥ Mention spéciale à la photographe Julia SH, auteure des photos qui ont scandalisé Sophie Durocher. Retrouvez-la sur Instagram: Julia SH (@juliashoots) ♥ dans la catégorie « Médias sociaux » !

Voilà pour ma courte – et humble – rétrospective 2017.


Mais qu’est-ce que 2018 nous réserve ?

Je sais, je passe mon temps à vous dire que j’ai tout plein de projets pour 2018. Et c’est vrai, je vous jure. Je passe aussi mon temps à dire qu’il est trop tôt pour en parler aussi…. s’cusez.

En fait, c’est surtout pour ne pas avoir l’air folle ! #SansBlague Des fois, le succès de ce qu’on entreprend ne dépend pas que de nous. Et souvent, quand on participe à des projets, eh bien… il faut attendre en silence pour ne pas vendre le punch, par respect par l’organisation dudit projet !

Y’a quand même des certitudes. Dont celle qu’un gros obstacle sur notre route est affaibli.

La palissade qui barrait le chemin à des projets liés au fat acceptance et à la lutte à la grossophobie… eh bien, elle a commencé à craquer au cours de 2017.

En cette fin d’année, je constate que cette ladite palissade démontre désormais des sérieux signes de faiblesse. Qu’elle commence à résister de moins en moins aux assauts des blogueuses et blogueurs, des militant(e)s et de celles et ceux qui se dressent désormais contre la grossophobie.

Et – je l’ai déjà dit – je crois que c’est possiblement en 2018 que ça va lâcher, cette palissade-là. Qu’en 2018, on va donner l’assaut final. Pour qu’enfin tombent les murs qui briment le plein épanouissement de la fille ronde. De la femme taille plus. De la grosse (et du gros aussi !).

Et ça, c’est excitant pas à peu près !




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